Les 3 phases de la Chalarose du frêne
- arborinvida
- 13 août
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La chalarose du frêne est une maladie émergente causée par le champignon ascomycète Hymenoscyphus fraxineus, dont la forme asexuée, Chalara fraxinea, a donné son nom à la maladie. Le champignon débute son action en infectant les feuilles, provoquant de petites nécroses foliaires, puis colonise le pétiole avant de pénétrer dans les tiges, causant leur nécrose interne. Le houppier se dégrade progressivement, avec un nombre croissant de branches mortes. Au niveau du cycle biologique, les pétioles tombés au sol en automne persistent jusqu'au printemps suivant et produisent alors de petites apothécies blanches (forme de reproduction sexuée du champignon) qui dispersent leurs ascospores par le vent. Ces ascospores peuvent également attaquer le collet de l'arbre et provoquer des nécroses pouvant entraîner sa mort. Un point d'espoir demeure : entre 1 et 5 % des frênes présentent une résistance ou une tolérance naturelle à la maladie, et la note sanitaire de Fibois Grand Est rappelle qu'un arbre au houppier très dégradé n'est pas nécessairement condamné tant qu'aucune nécrose au collet n'est présente, bien que sa croissance soit fortement réduite. Par ailleurs, le MOOC UVED (Transcription Heuret) souligne que la chalarose du frêne s'inscrit dans une série de menaces fongiques analogues à la graphiose de l'orme, et progresse « à une vitesse vertigineuse en France depuis 15 ans ».

La transcription de Frey (MOOC UVED, « Les maladies des arbres ») décrit une progression séquentielle de la maladie, que l'on peut restituer en 3 phases :
1. Phase foliaire : le champignon infecte les feuilles et provoque de petites nécroses foliaires.
2. Phase caulinaire : il colonise le pétiole, pénètre dans les tiges et cause leur nécrose interne, le pathogène est visible à la coupe transversale. Le houppier se dégrade progressivement avec un nombre croissant de branches mortes.
3. Phase collétaire : les ascospores dispersées par le vent sont également capables d'attaquer directement le collet, y provoquant des nécroses pouvant entraîner la mort de l'arbre. D’après l’INRAE, les nécroses au collet (base du tronc) prennent la forme de flammes semblant monter du sol, mais leur observation requiert d'enlever la mousse qui se développe souvent en abondance sur cette partie du tronc.
Seule la phase 3 semble rendre l’arbre dangereux si tant est que les phases 1 et 2 n’ont pas causé la mort de l’arbre.

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